Sparring

J'ai découvert Sparring dans le 4ème opus de la formidable (tu peux acheter les 4 tomes les yeux fermés) série de livres Le cinéma français c'est de la merde (Livres qui, j'en rajoute une couche, sont vraiment une référence absolue pour découvrir le meilleur du cinéma français), dans un texte de Christophe Chenallet qui ne tarit pas d'éloges sur ce long-métrage.

J'ai retrouvé Sparring lorsque je me suis intéressé à la carrière de Samuel Jouy que j'ai découvert (comme acteur) dans la très bonne (regarde là !) série Ainsi soit-ils, dans laquelle il m'a profondément touché. Sparring est son premier (et seul - pour le moment) long métrage.

Sparring, c'est l'histoire simple d'un boxeur qui, à la fin d'un parcours loin d'être exceptionnel, accepte de devenir de partenaire d'entrainement du grand champion du moment. C'est aussi l'un des films les plus justes que j'ai vu ces dernières années. Le portrait que j'ai trouvé parfait d'un homme simple mais droit, d'une humanité absolue, qui essaie autant que faire se peut de trouver la voie à montrer à ses enfants. La représentation crue du courage de ceux qui ont l'habitude de tomber, et qui se relèveront toujours, malgré ce qu'il en coûte.

Mathieu Kassovitz m'y a cueilli d'un uppercut (c'est le cas de le dire)... Jamais je ne l'avais trouvé aussi profondément impliqué, aussi touchant, aussi vrai...

J'ai retrouvé le même désir d'authenticité dans les représentations que le film fait de la boxe (que j'ai un peu pratiquée), dans un style presque documentaire, et une réalisation épurée qui magnifie vraiment le propos.

Sparring, dans son réalisme et sa pudeur, ma touchée au cœur, et mérite vraiment d'être découvert.

Sparring
Samuel Jouy
2017

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