Des décors qui tombent, des départs d'incendie dans les coulisses... quand le café des distributeurs a été remplacé par de la chicorée, nous avons compris que nous avions affaire à un maniaque capable du pire.

Après avoir bien apprécié le premier opus des aventures d'Évariste Cosson (j'en parlais à l'époque sur mon ancien blog), j'étais très contente de le retrouver dans la suite de ses aventures. Etant donné que ce personnage réussi toujours parfaitement à se mettre dans le pétrin, c'est assez jouissif de suivre ses tribulations en imaginant s'il va réussir à s'en sortir (et de quelle façon...).
Dans ce roman, le voilà en train de se débattre avec une ancienne gloire du rock qui, s'il vient pourtant de passer l'arme à gauche, n'en a manifestement pas fini avec les concerts, tandis que son camarade, le très charismatique Gidéon Bomba, l'entraine dans une effraction aux multiples conséquences.

Digne successeur d'Évariste, j'ai retrouvé dans Requiem en catastrophe majeure toute cette ambiance à la fois fantasque et très ancrée dans une réalité de petit entrepreneur parisien. Olivier Gechter continue à enrichir un univers vaste et cohérent, auquel on n'a aucun mal à adhérer et qui nous laisse alors pleinement profiter du récit.
Son sens de l'humour n'étant en outre plus à démontrer, j'en apprécie particulièrement le cynisme et la finesse. Evariste Cosson manie avec brio le sarcasme et affronte ses déconvenues avec un détachement étrangement sophistiqué. Si on ajoute à tout cela une intrigue originale et solide, menée de plus à bon rythme, on obtient le cocktail parfait pour passer un moment de lecture particulièrement récréatif !

Requiem en catastrophe majeure
Olivier Gechter
Mnémos