En même temps, avais-je vraiment envie de faire face au défi d'une nouvelle rencontre ? De surmonter tous ces moments gênants, ce retard à rattraper pour retrouver une intimité qui ne serait jamais qu'une approximation de celle que j'avais connue ?


Le Correspondant local Alex Lolya revient donc pour une nouvelle enquête après avoir réussi à me plaire dans un genre pour lequel j'avais pourtant un peu de désintérêt. Cette fois-ci, il est aux prises avec un mystérieux manuscrit semblant avoir été écrit de la main de Louis-Ferdinand Céline, attirant la convoitise et semant la violence sur son passage.
Une fois de plus, j'ai suivi ce récit sans déplaisir, contente que j'étais de retrouver l'ambiance du village du Sud-Ouest situé au cœur du livre. Je me suis attachée à Alex Lolya, son flegme et son côté désabusé que de nouvelles péripéties viennent bousculer un peu. J'y ai retrouvé des personnages, des lieux et des situations familières, qui nourrissent l'univers du livre et lui apportent toute sa crédibilité.

Laurent Queyssi manie de nouveau sa plume évocatrice pour nous offrir un récit rythmé de nombreux rebondissements, au suspense souvent critique et à la violence froide. J'ai en effet trouvé que La nuit était chez elle nous épargnait peu, nous cueillant au sein de l'histoire par une brutalité inattendue, rendant la lecture délicieusement éprouvante.

Par la maîtrise de ce second volume centré autour d'Alex Loyla, l'auteur confirme que ce personnage et l'univers dans lequel il évolue ont bien la substance suffisante à la création de nouvelles histoires, et je ne serais ni fâchée, ni surprise que d'autres aventures nous soient proposées.

La nuit était chez elle
Laurent Queyssi
Alibi