Difficile de comprendre pourquoi ce documentaire a un tel aura de succès.

Certes, le sujet (la captivité des grands animaux aquatiques) est important (tout comme l'est la cause animale dans son ensemble). Certes, les faits relatés (accidents à répétition, certains mortels) sont tragiques. Si le film a permis une prise de conscience globale (et il semble effectivement avoir eu un certain effet), tant mieux. Pour ma part je m'attendais à tellement mieux.
Le traitement vraiment sensationnaliste des accidents mortels m'a gêné, tout comme les interviews extrêmement malaisantes des proches des victimes. Avec une telle réputation, je m'attendais à quelque chose de tellement plus subtil. Je n'ai pas eu besoin des quelque 80 minutes du film pour en comprendre le message principal tant il est rabâché : le fautif (l'UNIQUE fautif) c'est SeaWorld. Une grande entreprise avide de pognon, gérée apparemment par des suppôts de Satan.
C'est sans doute très vrai, mais le manque de remise en question des autres protagonistes (les anciens dresseurs venus faire un drôle de mea culpa -"ce n'est pas de ma faute, je n'y connaissais rien"-? le public ?) et le manque de perspective autour du problème sociétal qui est celui d'estimer qu'un animal peut avoir une fonction de divertissement m'a ôté tout intérêt pour le film.
J'en ressors bien déçue.

Blackfish
Gabriela Cowperthwaite
2013